ArtAme Gallery | Nicole Louzeau
Mercredi 22 Novembre 2017

Nicole Louzeau

Née en 1940, je n’ai pas toujours peint, bien qu’à l’adolescence la découverte de l’abstrait et de son évolution m’ait passionnée après que j’ai visité deux expositions, de PICASSO puis de KANDINSKI un peu plus tard.

Sociologue et économiste de l’urbain, enthousiasmée par mon métier, ce n’est que dans les dix dernières années précédant ma retraite que j’ai décidé de prendre mes pinceaux et de pratiquer la peinture en autodidacte. Le déclic est venu en découvrant l’«expressionnisme abstrait américain » des années 1940-70 et notamment les œuvres de Joan MITTCHELL dans les musées de Chicago et de New-York. Cette artiste, bien qu’ayant vécu à Paris pendant plusieurs années reste encore trop peu connue en France. Elle représente pour moi, tout ce que ce courant artistique a apporté de forces de renouvellement d’abord aux États-Unis, puis en Europe.

En 1994, je me suis inscrite dans des ateliers libres de la ville de Paris et de ses associations. Après plusieurs essais de divers médium et techniques, j’ai choisi la peinture à l’acrylique, qui permet de travailler rapidement et d’insérer en épaisseur toutes sortes de matières. Ma connaissance des milieux Viet-Namiens m’a également permis d’appréhender le travail de la laque durant stage d’un mois à Ha-Noï en 2005, mais de retour à Paris je n’ai pu continuer à pratiquer cette difficile technique.

Depuis 1997, j’ai présenté, en individuelle ou collectivement une quinzaine d’expositions à l’étranger (Finlande, Viet-Nam) et en France, à Paris ou en provinces, dans des galeries, mairies, associations ou centres-sociaux culturels.
Artiste boulimique ma peinture a évoluée autour de mes recherches sur l’art abstrait du 20e siècle et de l’expressionnisme. Je tente aujourd’hui d’élargir mes œuvres avec des collages sur toiles peintes.

Pour moi la peinture est synonyme de désir et de joie de vivre. Elle ne s’explique pas elle se fait, comme l’a dit Braque. C’est une suite d’émotions, où l’imaginaire est à fleur de peau et suit le mouvement et la couleur. Il m’est souvent impossible d’expliquer, à celui qui regarde, ce qui a été le déclenchement et ce qui fait que le tableau a atteint sa finitude. L’appel des couleurs est primordial, les formes et les rythmes suivent.